Au carrefour des Balkans, de l’Orient et de l’Europe, la Grèce a toujours influencé et a été influencée par plusieurs cultures, dont les traces sont visibles, jusqu’à nos jours, dans tous les aspects de la civilisation grecque. En ce qui concerne l’art de la pâtisserie, l’héritage byzantin mais aussi l’occupation ottomane ont légué aux Grecs des recettes originales, qui, élaborées dans la cuisine grecque, offrent des plaisirs gustatifs uniques.

En Grèce, le nom ‘halva’ est donné à trois desserts différents. Le halva de sésame, venu de l’Orient, a gagné l’Empire byzantin et est devenu le dessert par excellence du jeûne du Carême orthodoxe. Il est produit de graines de sésame broyés et de nos jours on déguste ses versions aux amandes, au cacao ou au miel. Le halva de semoule, cuit à l’huile ou au beurre et versé dans un sirop de miel et de sucre, est toujours l’un des desserts traditionnels grecs les plus aimés. Une variation est le halva de Pharsale, nommé d’après la ville où il est né, fait de farine de maïs.

Une sucrerie traditionnelle, délicieuse et bon marché, qu’on trouve partout en Grèce, est le ‘pasteli’, fait à base de sésame et de miel. Plus difficile à trouver est la ‘moustalevria’, une sucrerie à base de moût de raisin, de farine et de sucre. En Crète, le dessert traditionnel est les ‘kalitsounia’, une sorte de chausson individuel farci de myzithra, avec du sucre, des œufs et de la cannelle.
Ceux qui ont déjà visité les îles ioniennes, connaissent sans doute les spécialités locales comme le mandolato, produit avec des blancs d’œuf, des amandes grillées, du miel et du sucre. Il parait que ça était le gâteau préféré de l’empereur byzantin, Justinianus.
La liste de ces recettes délicieuses, pleines d’histoire, est inépuisable. Une fois en Grèce, le visiteur peut se mettre à la recherche des secrets de la pâtisserie traditionnelle grecque.
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