Avec doute. Son inattendu. Sauter du lit. Debout ou à toutes jambes ?

Roues, chassés, roues, émigrés. Paris ? Berlin ? Grèce aussi… Le son:

chansons enfantine qu’interrompt un cri pénétrant. Les eaux

s’éclaircissent en tremblotant. Les montagnes se déchirent comme du

papier, de l’obscurité lignes droites courbes essoufflées dans la lumière.

Il ouvre lentement les volets ou quelqu’un le pousse-t-il avec une force

méthodique de l’intérieur vers l’extérieur ? Ombres suicidaires, appels

fugaces.

 engonopoulos12

La vastitude de ton âme, le fond résiste aux pièges, rien d’acéré si tu es

ouvert…

De l’intérieur déjà à l’extérieur de la chambre, même pas un oiseau qui

s’envole…

Quelles figures le poussent, par quelle confusion montées sur sa nuque

ou léchant sa main,

flairant la plante de ses pieds si irritées qu’elles l’encerclent

cherchant son sang, sa respiration, son teint, son ton, son rythme ?

De quels précipices le cauchemar ? De quelles vérités cachées,

déséquilibrées ?

Vers son visage un signe, lui laissant dans la main quelque

chose comme une clé,

cette femme rayonnante, sans les plis du temps,

clarté solitaire et trouble avant la chute…

Inès ...

 

Traduction: Kostas Nassikas et Démosthène Agrafiotis ‘’Anthologie de la poésie grecque 1975-2005’’ Ed. L’Harmattan

Peinture: Nikos Engonopoulos

Le poème original en grec sur notre page facebook

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