gkikas28sep(1)

Si discrètement, si silencieusement.

Comme l’équerre sèche sur le goudron, quand la voiture s’est éloignée après la pluie.

(2)

Au parc, le petit nuage de Gauloise est venu à ma rencontre. En suspens au dessus de l’humidité des buissons. Où vas-tu, lui dis-je, et j’ai poursuivi ma pluvieuse promenade. Je cherchais le café du coin dont je me souvenais vaguement d’un voyage antérieur. Dans l’odeur des croissants, je jouirai tranquillement de l’agitation de la rue.

Demande-moi donc comment était cet après-midi là, que je vous dise que je marchais  avec mon parapluie en compagnie de siècles de pensées. Le temps, à la fin, qui, dans sa continuité, ne distingue pas l’événement éloigné du récent, jouait des répétitions connues avec les réverbères. Concrètement : cette antique pluie Gauloise réapparaissait sous la même éclaircie.

 

Traduction: Kostas Nassikas et Démosthène Agrafiotis ‘’Anthologie de la poésie grecque 1975-2005’’ Ed. L’Harmattan

Peinture: Nikos Hadjikyriakos-Ghikas ‘Servir le café’’

Le poème original en grec sur notre page facebook

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