01poe21sep
 
Dans mon corps pourrit le sommeil
Des œdèmes ankylosent les articulations
Les herbes enlacent les chevilles
Les rives mangent l’eau
Et l’eau les rives
 
Le sommeil pourrit dans la bouche
Je ne m’éloigne jamais dans ses eaux
Pour ne pas me retrouver par terre
A plat ventre dans la boue
Et ma langue se putréfie
Et mes mots puent le silence
Et en guise de pluie, des feuilles oubliées
 
Traduction © Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, Anthologie: Ce que signifient les Ithaques, 20 poètes grecs contemporains, 2013]
Peinture: Kallirroi Marouda ‘’Maria la petite et les papillons’’
Le poème original en grec sur notre page facebook

banner grece hebdo migration

banner newsletter grece hebdo

  1. Interviews
  2. Cinéma grec
  3. Populaires
Quo Vadis Europa? | Annamaria Simonazzi et Rafael de Bustillo sur les classes moyennes en Europe du Sud
Interview | Le cinéaste Yannis Economides sur la poétique des ténèbres humaines
Thomas Maloutas:  Un Atlas social pour Athènes
Interview | Hervé Georgelin:  La fin de Smyrne, du cosmopolitisme aux nationalismes
next
prev