Eleni Boukoura-Altamura, née et morte à l’île de Spetses (1821-1900) était la première peintre grecque, dont le chemin tragique a inspiré l’œuvre de Rhéa Galanaki dans son roman ‘’Eleni ou personne’’. La famille Boukoura s’installe à Athènes, suite à la Guerre de l’Indépendance. Il est à noter que son père a créé le premier théâtre d’Athènes, dont le bâtiment n’existe plus.
autoportrait Eleni Mpoukoura Altamoura
Dès son enfance, elle est douée avec la peinture et prend des cours avec Raffaelo Ceccoli. Par la suite, elle se rend en Italie (1848) pour poursuivre ses études. Déguisée en homme, parce que les femmes n’étaient pas admises aux écoles des Beaux arts, et sous le nom Giovanni Chryssini, elle fait des études à Naples, Rome et Florence. C’est en Italie où elle rencontre le peintre Franceso Saverio Altamura. Mais quand il la quitte en 1857 avec leur fils Alexandros, Hélène rentre en Grèce avec leurs deux autres enfants. A Athènes, elle donne des cours de peinture et en 1870, elle devient membre du Jury du Département artistique de l’École Polytechnique, avec Alexandros Ragavis et Ernst Ziller.  Plus tard, elle retourne à l’île de Spetses, pour des raisons de santé de sa fille, qui meurt finalement à l’âge de 18 ans. En 1879, c’est son fils Ioannis suite à une tuberculose. Après ces événements tragiques, déçue et désespérée, elle brûle ses œuvres.
apelpisia
Boukoura-Altamura aimait peindre sans se limiter à la représentation de la nature. Ses créations constituaient une représentation des ses émotions, de son âme, de ses douleurs, de sa solitude et de ses peurs. Des œuvres qui ont été sauvées, on peut voir quelques caractéristiques de sa peinture: son caractère romantique est vu sous un angle néoclassique, la façon dont elle présente le corps féminin a quelque chose de dramatique et révèle une série d'états émotionnels variés, allant de la résignation, à la tristesse et la terreur.
 
m.o.

banner grece hebdo migration

banner newsletter grece hebdo

  1. Interviews
  2. Cinéma grec
  3. Populaires
Quo Vadis Europa? | Annamaria Simonazzi et Rafael de Bustillo sur les classes moyennes en Europe du Sud
Interview | Le cinéaste Yannis Economides sur la poétique des ténèbres humaines
Thomas Maloutas:  Un Atlas social pour Athènes
Interview | Hervé Georgelin:  La fin de Smyrne, du cosmopolitisme aux nationalismes
next
prev